Jump Toon annonce cinq nouvelles séries et une version couleur de Kaiju No. 8

Shueisha a détaillé à la mi-août 2025 la rentrée de Jump Toon : cinq séries inédites entre le 28 août et le 8 septembre, et une version en couleur de Kaiju No. 8, remontée pour le défilement vertical, à partir du 1er septembre. Les noms et les dates sont plus bas, en tableau.
Un mot d’abord sur la maison, parce que Shueisha fait tourner trois services aux noms voisins et que la confusion est permanente. L’application de webtoons, ouverte le 29 mai 2024, s’appelle Jump Toon : verticale, en couleur. Shōnen Jump+ publie du manga en planches. Manga Plus sert les chapitres à l’international. Trois catalogues, trois lectures différentes. Kaiju No. 8 est né sur le deuxième.
Les cinq nouvelles séries de Jump Toon, avec leurs dates
Onze jours séparent la première sortie de la dernière. Le titre le plus long du lot occupe à lui seul une ligne entière de tableau, ce qui en dit assez sur la mode actuelle du roman en ligne japonais.
Seirei Meikyū no Shinen wo Koete, soit « Par-delà l’abîme du labyrinthe des esprits ». Scénario de Nora Kohigashi, dessin de Moa. Parue depuis le 28 août.
Satsujin Reijō Charlotte, « Charlotte, la demoiselle meurtrière ». Ko Hiratori écrit, Lemon Natsume dessine, la série a démarré le 30 août. Charlotte a perdu toute sa famille et passe pour maudite. Elle scelle un pacte avec un démon et offre son corps de réceptacle à sa sœur Lieselotte, tenue pour morte. Les deux âmes cohabitent, puis s’en vont chercher les assassins un par un.
Watashi no Naka ni Keikoku no Akujo ga Imasu ga, Zettai ni Kuni wa Horoboshimasen !, d’Ayumi Sehira avec Shueisha TOON FACTORY, depuis le 4 septembre. Le titre raconte déjà l’histoire : une héroïne habitée par la beauté fatale qui a fait tomber un royaume, et qui refuse d’en perdre un second.
Zettai Ōja no Kikan, « Le Retour du champion absolu ». Manimani Ononata au scénario, NCOMIC au dessin, depuis le 7 septembre. Liam Hill affronte le démon qui resurgit tous les 300 ans, ses compagnons le trahissent, il perd ses pouvoirs et se retrouve scellé avec la créature. Il reparaît 1 200 ans plus tard dans le corps d’un élève harcelé d’une école de magie, pendant que l’Histoire officielle a fait de lui un traître.
Battle Aristocracy, deuxième série de Ko Hiratori dans ce lot, dessinée par Naoki Konno et UNO STUDIO, depuis le 8 septembre.
Titre | Scénario | Dessin | Lancement |
|---|---|---|---|
Seirei Meikyū no Shinen wo Koete | Nora Kohigashi | Moa | 28 août 2025 |
Satsujin Reijō Charlotte | Ko Hiratori | Lemon Natsume | 30 août 2025 |
Watashi no Naka ni Keikoku no Akujo ga Imasu ga, Zettai ni Kuni wa Horoboshimasen ! | Ayumi Sehira | Shueisha TOON FACTORY | 4 septembre 2025 |
Zettai Ōja no Kikan | Manimani Ononata | NCOMIC | 7 septembre 2025 |
Battle Aristocracy | Ko Hiratori | Naoki Konno, UNO STUDIO | 8 septembre 2025 |
Kaiju No. 8 passe en couleur le 1er septembre
Le manga de Naoya Matsumoto a démarré sur Shōnen Jump+ en juillet 2020, en noir et blanc, en planches. Il s’est achevé le 18 juillet 2025. Un mois et demi plus tard, la même histoire repart sur Jump Toon, colorisée et recomposée pour un écran qu’on fait défiler au pouce.
Le passage d’un format à l’autre n’a rien d’une formalité. Une planche se lit de droite à gauche, et le découpage des cases y règle le tempo : une grande case ralentit la scène, une bande de trois l’accélère. En colonne verticale, ce rôle passe au vide entre les images, qu’on étire ou qu’on resserre. Coloriser ne suffit donc pas. Il faut redécouper.
La franchise a eu un mois d’août chargé, avec la sortie du jeu Kaiju No. 8 THE GAME sur mobile dans les derniers jours du mois. Le manga, lui, rejoint la liste des séries qui se sont terminées en 2025.
Ce que le défilement vertical change à la lecture
Le format vient de Corée, où les manhwa l’ont installé bien avant que les éditeurs japonais s’y mettent. Une colonne, aucune page à tourner, une lecture qui continue tant que le doigt monte.
Sur un téléphone, la différence se sent immédiatement. Une planche entière tient mal dans un écran de six pouces : il faut zoomer, chercher la case suivante, se tromper de sens de temps en temps. La colonne supprime ce travail. Elle a aussi un coût, et les lecteurs de longue date le connaissent bien. La double page, les cases qui débordent sur la voisine, les effets de symétrie entre deux planches en vis-à-vis, tout cela tombe. On échange de la composition contre du confort.
La couleur pose une autre question. Le noir et blanc du manga tient d’abord au coût et au rythme de parution hebdomadaire, pas à un parti pris de départ. Un dessinateur qui travaille aux trames construit pourtant ses valeurs et ses contrastes pour ce noir et blanc-là. Colorier après coup revient à réécrire cette grammaire. C’est ce qui rend l’essai Kaiju No. 8 intéressant à suivre.
Les auteurs, et d’où ils viennent
Quatre des cinq séries reposent sur des auteurs passés par le roman en ligne. C’est le vivier du secteur depuis une dizaine d’années, et Jump Toon y puise comme les autres.
Nora Kohigashi a signé les romans « I Could Never Be a Succubus ! », publiés à partir de 2017 sur Shōsetsuka ni Narō, le grand site japonais d’auto-publication. Ko Hiratori vient du même circuit : son « JK Haru Is a Sex Worker in Another World » a d’abord paru en ligne entre 2016 et 2017, avant deux volumes chez Hayakawa et une traduction anglaise. Il écrit deux des cinq nouveautés, ce qui en fait le nom le plus exposé de la sélection. Manimani Ononata, de son côté, a écrit les romans « Tensei Shitara 15-sai no Ōhi Deshita ».
Côté dessin, les noms circulent peu hors du Japon : Moa, Lemon Natsume, NCOMIC, Naoki Konno épaulé par UNO STUDIO. Ayumi Sehira, elle, est créditée aux côtés de Shueisha TOON FACTORY.
Auteur | Rôle | Avant Jump Toon |
|---|---|---|
Nora Kohigashi | Scénario | Romans « I Could Never Be a Succubus ! », sur Shōsetsuka ni Narō depuis 2017 |
Ko Hiratori | Scénario de deux séries | Roman « JK Haru Is a Sex Worker in Another World », publié chez Hayakawa |
Manimani Ononata | Scénario | Romans « Tensei Shitara 15-sai no Ōhi Deshita » |
Ayumi Sehira | Autrice, avec Shueisha TOON FACTORY | Non communiqué par l’éditeur |
Moa, Lemon Natsume, NCOMIC, Naoki Konno | Dessin | Peu diffusés hors du Japon |
Jump Toon, Shōnen Jump+ et Manga Plus
La confusion est fréquente, y compris chez des sites spécialisés qui rangent Jump Toon parmi les applications de manga classique. Les trois appartiennent à Shueisha, et c’est à peu près tout ce qu’ils ont en commun.
Service | Format | Contenu |
|---|---|---|
Jump Toon | Vertical, en couleur | Webtoons maison, application et site ouverts le 29 mai 2024 |
Shōnen Jump+ | Planches noir et blanc | Séries numériques de Shueisha, dont Kaiju No. 8 |
Manga Plus | Planches noir et blanc | Lecture des chapitres à l’international |
Le Weekly Shōnen Jump reste encore à part : c’est l’hebdomadaire papier, celui de 1968, dont les autres services sont des prolongements numériques.
Questions fréquentes sur Jump Toon et Kaiju No. 8
Qu’est-ce que Jump Toon ?
L’application et le site de webtoons de Shueisha, ouverts le 29 mai 2024. On y lit en couleur, à la verticale, sans page à tourner.Quelles séries sont arrivées à la rentrée 2025 ?
Cinq : Seirei Meikyū no Shinen wo Koete le 28 août, Satsujin Reijō Charlotte le 30 août, Watashi no Naka ni Keikoku no Akujo ga Imasu ga, Zettai ni Kuni wa Horoboshimasen ! le 4 septembre, Zettai Ōja no Kikan le 7 septembre et Battle Aristocracy le 8 septembre.La version couleur de Kaiju No. 8 raconte-t-elle autre chose ?
Non. C’est le manga de Naoya Matsumoto, colorisé et remonté en colonne verticale, disponible depuis le 1er septembre.Kaiju No. 8 est-il terminé ?
Oui. Le manga s’est achevé le 18 juillet 2025 sur Shōnen Jump+.Jump Toon et Manga Plus, est-ce la même chose ?
Non. Manga Plus diffuse les chapitres de séries existantes à l’international, quand Jump Toon a son propre catalogue de titres verticaux.