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Manga

Les Fleurs du mal : le manga de Shûzô Ôshimi adapté en drama live sur TV Tokyo

Kenji·11 min de lecture
Les Fleurs du mal : le manga de Shûzô Ôshimi adapté en drama live sur TV Tokyo

« Les Fleurs du mal » a eu son drama. Douze épisodes sur TV Tokyo, du 10 avril au 26 juin 2026, avec Fuku Suzuki dans le rôle de Takao Kasuga et la chanteuse ano dans celui de Sawa Nakamura. La diffusion en streaming est passée par Disney+.

Le titre français prête à confusion, alors autant le dire tout de suite : il s’agit du manga de Shûzô Ôshimi, « Aku no Hana », pas du recueil de Charles Baudelaire. Le manga lui emprunte son titre, et pas seulement son titre : le héros lit Baudelaire en boucle et se croit au-dessus de sa classe grâce à ça. Tout part de là.

Onze tomes, parus entre 2009 et 2014, publiés en France par Ki-oon. Le drama en est la troisième adaptation.

TV Tokyo, Disney+, une case de minuit

Le premier épisode passe dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 avril 2026 sur TV Tokyo. BS TV Tokyo le reprend à partir du 15 avril. Le dernier tombe le 26 juin : douze en tout.

Noboru Iguchi et Paul Young réalisent, Keita Meguro et Shûhô Takase écrivent. La production est signée TV Tokyo et C&I Entertainment. Iguchi connaît le dossier : c’est lui qui avait tourné le film live de 2019.

Le casting :

  • Fuku Suzuki : Takao Kasuga

  • ano : Sawa Nakamura

  • Manami Igashira : Nanako Saeki

  • Aruno Nakanishi, du groupe Nogizaka46 : Aya Tokiwa

  • Chihiro Sudô : Ai Kinoshita

  • Tomoharu Hasegawa et Noriko Nakagoshi : les parents de Kasuga

  • Keisuke Horibe et Akiko Hinagata : les parents de Nakamura

  • Mahiru Konno : la mère de Saeki

Le créneau de minuit se comprend tout seul. Une chaîne japonaise ne programme pas à 20 heures une histoire d’humiliation et de désir entre collégiens.

Le manga : onze tomes dans un magazine de shônen

« Aku no Hana » paraît dans le Bessatsu Shônen Magazine, chez Kôdansha, du 9 septembre 2009 au 9 mai 2014. Onze tomes. Ki-oon le publie en France sous le titre « Les Fleurs du mal ».

Le point de départ tient en une scène. Kasuga, collégien d’une petite ville de province, vole sur un coup de tête la tenue de sport de Nanako Saeki, la fille qu’il regarde de loin. Sawa Nakamura l’a vu. Elle ne le dénonce pas ; elle lui impose un contrat. Le reste se joue dans cet étau, entre la fille qu’il idéalise et celle qui le tient.

L’intrigue est mince. Ce qui retient le lecteur, c’est le dessin. Ôshimi fait passer la psychologie des personnages par les visages : une bouche qui se tord, un regard qui décroche, des pages entières sans un mot. Le malaise vient de là, pas des rebondissements.

Le titre a paru dans un magazine de shônen sans en avoir le ton ni le public. L’édition japonaise a l’habitude de ces récits qui débordent de leur case, depuis l’expérience du magazine Garo dans les années 1960.

Trois adaptations, trois calculs différents

L’anime de 2013 reste le plus commenté des trois. Zexcs à la production, Hiroshi Nagahama à la réalisation, et un parti pris technique radical : la rotoscopie, des acteurs filmés puis redessinés image par image. Les personnages y perdent le trait du manga. Une partie du public a détesté.

Treize épisodes, du 5 avril au 29 juin 2013, et un arrêt net. La série s’interrompt au tiers du manga, dans le quatrième tome. La seconde moitié de l’histoire n’a jamais été animée.

Le film de 2019 a pris le problème par l’autre bout. Noboru Iguchi à la réalisation, Kentaro Ito en Kasuga, Tina Tamashiro en Nakamura, Shiori Akita en Saeki, Marie Iitoyo en Tokiwa, sortie japonaise le 27 septembre 2019. Deux heures pour onze tomes : l’arithmétique répond à la place du critique.

Adaptation

Format

Réalisation

Particularité

Anime, 2013

13 épisodes, studio Zexcs

Hiroshi Nagahama

Rotoscopie intégrale, arrêt au tiers du manga

Film, 2019

Long métrage, sorti le 27 septembre

Noboru Iguchi

Kentaro Ito et Tina Tamashiro en tête d’affiche

Drama, 2026

12 épisodes, TV Tokyo puis Disney+

Noboru Iguchi et Paul Young

Fuku Suzuki et la chanteuse ano

Une série de douze épisodes est le premier format qui laisse au récit la place que les deux précédents lui avaient refusée. Et la rotoscopie partait déjà de comédiens filmés : le passage au live ferme une boucle ouverte en 2013.

Par où commencer

Pour qui découvre le titre par le drama, le manga reste l’entrée la plus directe. Onze tomes chez Ki-oon, une histoire close depuis 2014, ce qui n’est pas donné à toutes les séries encore en cours. L’anime de 2013 vient après, pour la rotoscopie, en sachant qu’il s’arrête en route.

Les plateformes puisent de plus en plus dans le catalogue manga, récent ou pas. Darwin’s Incident est arrivé sur Prime Video ; « Aku no Hana » revient douze ans après sa dernière page. Les lecteurs de 2009 ont eu le temps de grandir, et plus personne n’attendait la suite.

Écrit parKenji