Marvel's Spider-Man 2 sur PS5 : ce que contient le jeu d'Insomniac

Marvel’s Spider-Man 2 est sorti le 20 octobre 2023, sur PS5 uniquement, à 79,99 € en édition standard. Insomniac Games au développement, Sony Interactive Entertainment à l’édition, comme pour les deux épisodes précédents. Le jeu se joue en solo du début à la fin. Ni coopération, ni multijoueur. On y incarne Peter Parker et Miles Morales, et on passe de l’un à l’autre quand on veut, hors missions scénarisées. C’est là que l’épisode se distingue des deux autres.
Deux Spider-Man et deux arrondissements en plus
La carte double de surface. Manhattan servait de terrain aux deux premiers jeux, et Queens comme Brooklyn s’ajoutent de l’autre côté de l’East River, deux arrondissements que la série laissait jusqu’ici hors champ. Ces quartiers-là sont bas et étalés. Il y manque les gratte-ciel, donc les points d’ancrage. Se balancer de toile en toile y perd son intérêt.
D’où les ailes de toile, la nouveauté de déplacement de cet épisode. Des couloirs d’air traversent la ville, et il suffit de s’y laisser prendre pour passer d’un quartier à l’autre en vol plané, sans jamais toucher un immeuble. C’est moins nerveux que le balancement. Ça règle le problème des grands vides.
Le changement de personnage va plus loin que l’effet de manche. Peter hérite des pouvoirs du symbiote, qui frappent fort et vite. Miles pousse sa bioélectricité plus loin que dans son jeu solo de 2020. Chacun garde son arbre de compétences, un troisième reste commun aux deux, et l’expérience gagnée se répartit entre les trois.
Peter Parker : capacités du symbiote
Miles Morales : bioélectricité étendue
On finit par avoir un favori, et le jeu s’arrange pour vous obliger à jouer l’autre.
Venom, Kraven et le Lézard
Trois adversaires portent le scénario. Kraven le Chasseur débarque à New York avec une armée privée. Il cherche une proie qui vaille enfin le déplacement. Le Lézard, c’est Curt Connors, le généticien qui a expérimenté sur lui-même. Venom arrive en dernier, avec la voix de Tony Todd. Elle vaut le détour.
Le symbiote fait plus que compléter la galerie. Il modifie la façon de jouer pendant une bonne partie de l’aventure, puis se retourne contre celui qui le porte. Les affrontements changent aussi de nature selon l’adversaire : Kraven demande de la lecture de combat, le Lézard de la mobilité, Venom de l’encaissement.
Vilain | Ce qu’il est | Ce qu’il impose au joueur |
|---|---|---|
Venom | Symbiote extraterrestre | Force brute, aucune esquive facile |
Kraven le Chasseur | Chasseur et ses mercenaires | Combats tactiques, embuscades |
Le Lézard | Curt Connors, généticien transformé | Poursuites et agilité bestiale |
Les trois viennent des comics. Kraven y apparaît dès 1964, sous la plume de Stan Lee et Steve Ditko. Qui veut remonter à la source peut lire des comics en ligne légalement. Les archives du domaine public en donnent une part, les catalogues d’éditeurs le reste.

Ce que la PS5 change vraiment
Trois modes d’affichage au choix. Fidélité tourne à 30 images par seconde, Performance à 60. Une troisième option monte à 40 sur les écrans 120 Hz compatibles VRR. Le lancer de rayons reste actif dans les trois. En 2023, ça ne coulait pas de source : la plupart des jeux le coupaient dès qu’on demandait du 60.
La manette DualSense fait le reste du travail. Les gâchettes adaptatives durcissent au moment du tir de toile, le retour haptique distingue un impact d’une chute, et l’audio 3D Tempest place les bruits de rue tout autour du joueur au lieu de les coller devant lui. Le SSD supprime les temps de chargement entre deux quartiers. Des séquences entières en dépendent, que la PS4 n’aurait pas tenues.
Un salon sombre sert mieux ce travail sonore qu’un plafonnier allumé. Une lampe à lave PlayStation posée près de l’écran suffit à faire l’ambiance. Le mode photo, généreux en réglages, fait le reste pour qui aime cadrer ses propres images.
Durée, éditions et prix
Comptez une quinzaine d’heures pour la trame principale. Le double pour tout ramasser : missions annexes, activités de quartier, et surtout les costumes, qui se comptent par dizaines avec leurs variantes de couleurs et sortent pour beaucoup des comics ou des films.
Trois éditions ont accompagné le lancement : Standard, Digital Deluxe et Collector. La Standard reste affichée 79,99 € sur le PlayStation Store français. Un pack console aux couleurs du jeu est sorti en série limitée dans la foulée.
Le 7 mars 2024, une mise à jour gratuite a ajouté le New Game+, la relecture des missions et de nouveaux costumes. Deux fonctions d’accessibilité arrivent avec : un lecteur d’écran et l’audiodescription. Elle était annoncée pour fin 2023. La cyberattaque subie par Insomniac l’a repoussée.
Le jeu s’est vendu à plus de 11 millions d’exemplaires en six mois. Sony et Insomniac ont donné le chiffre en avril 2024. Une version PC est arrivée le 30 janvier 2025, portée par Nixxes sur Steam et l’Epic Games Store. Côté console, la PS5 reste l’unique porte d’entrée. Aucune version PS4, contrairement à un Rugby 24 sur PS4 qui, lui, sort sur les deux générations.
À 79,99 €, le jeu s’adresse d’abord à ceux qui ont aimé les deux précédents et veulent la suite de cette histoire. Les autres attendront une remise. Le prix a beaucoup baissé depuis. Rien n’oblige à avoir lu les comics avant d’y jouer. Le scénario se tient seul. Les curieux trouveront quand même de quoi commencer du côté des comics gratuits, plateforme par plateforme.
Trois ans plus tard, un constat tient toujours. Personne n’a mieux réussi le déplacement en ville que ce studio.