Figurine Kyoka Jiro : la statuette collector de l’héroïne à l’alter Earphone Jack

L’alter de Kyoka Jiro s’appelle Earphone Jack, comme son nom de héroïne. Ses lobes d’oreille se terminent par deux prises qu’elle plante dans un mur, un sol ou une armure, puis elle y envoie le son de son rythme cardiaque jusqu’à ce que la matière vibre et cède. C’est aussi une oreille : branchée dans une cloison, elle entend ce qui bouge derrière.
Cet alter est la raison pour laquelle je collectionne ce personnage plutôt qu’un autre. Sur une statuette, c’est le premier détail que je regarde : les prises des lobes, le câble, la façon dont le sculpteur le laisse tomber le long de la mâchoire. La figurine Kyoka Jiro existe chez trois éditeurs, entre 32,90 € et 169,90 €, et toutes ne s’en sortent pas pareil.
Earphone Jack, l’alter de Kyoka Jiro
Kyoka Jiro est élève de Seconde A au lycée Yuei et vise le métier d’héroïne professionnelle. Son alter tient en une image : un corps qu’on branche.
Nom de l’alter : Earphone Jack, qu’elle a repris comme nom de héroïne
Deux prises au bout des lobes d’oreille, qu’elle enfonce dans à peu près n’importe quel objet
Le son de son rythme cardiaque, envoyé dans la matière et amplifié jusqu’à la faire éclater
L’écoute : pas, respirations et battements captés à travers une paroi
La limite : il lui faut une surface où se brancher, et ses câbles ont une longueur
Son costume de héroïne corrige ce défaut avec des haut-parleurs, aux bottes d’abord, aux avant-bras ensuite. De quoi frapper sans rien brancher. Un pouvoir d’écoute reconverti en arme, c’est assez rare dans la série pour qu’on le remarque : l’alter de Shinso a le défaut inverse, redoutable en duel verbal et sans prise sur qui refuse de répondre.
Ce que la figurine retient du personnage
La figurine Kyoka Jiro mesure entre 15 et 17 cm selon les versions. Du PVC, un socle, rien d’exotique de ce côté. Ce qui sépare une bonne pièce d’une mauvaise se joue sur dix millimètres carrés : les prises des lobes. Sculptées à part, avec le câble qui pend, elles font le personnage. Fondues dans l’oreille, elles le vident.
Deux partis pris se partagent le catalogue. Les poses dynamiques la montrent bras tendu, prête à brancher son alter. Les autres la posent droite, en uniforme scolaire, l’air de s’ennuyer poliment. J’ai les deux sur l’étagère. La statique tient mieux dans le temps, la dynamique se remarque de loin.
Trois éditeurs, tous les budgets
Comptez 32,90 € pour l’entrée de gamme et jusqu’à 169,90 € pour une édition limitée. L’écart paraît énorme. Il s’explique par le tirage et par le soin mis dans la peinture, deux choses qu’on voit tout de suite quand les figurines sont côte à côte.
Trois éditeurs se partagent le personnage :
Banpresto
Kotobukiya
Bellfine
Chacun a sa collection maison. Banpresto sort Kyoka dans « Age of Heroes », Kotobukiya dans une version « Hero Suit » qui reproduit son costume de héroïne, Bellfine en édition limitée. La « Hero Suit » est celle que j’ai gardée : le costume y est repris sans raccourci, et on comprend en la regardant comment elle se bat.
Éditeur | Collection | Gamme de prix |
|---|---|---|
Banpresto | Age of Heroes | 32,90 € - 59,90 € |
Kotobukiya | Hero Suit Ver. | 89,90 € - 129,90 € |
Bellfine | Édition limitée | 139,90 € - 169,90 € |

Acheter sa figurine sans se faire avoir
Après des années de conventions et de sites spécialisés, j’ai trois réflexes. Le premier : la précommande. Les éditions limitées partent avant leur sortie, et les retrouver ensuite coûte plus cher.
Le deuxième tient au seuil de 60 € qui déclenche la livraison gratuite en France chez beaucoup de revendeurs. Deux figurines d’entrée de gamme le passent, une seule non. Le troisième, ce sont les points de fidélité : inutiles sur un achat isolé, ils changent la note quand on prend quatre pièces par an.
Quelques réflexes de plus avant de valider un panier :
Comparer les revendeurs sur une même référence, les écarts sont parfois larges
Attendre les soldes quand la pièce n’est pas en tirage limité
Suivre les groupes de collectionneurs, c’est là que circulent les bonnes affaires
Regarder l’occasion : beaucoup de figurines revendues n’ont jamais quitté leur boîte
J’ai trouvé ma première Kyoka Jiro dans une convention à Lyon. Des centaines de stands, et elle au fond de l’un d’eux. Ce genre de trouvaille ne s’oublie pas, et c’est ce qui me fait encore marcher les allées le samedi matin.
Pourquoi Kyoka Jiro se vend aussi bien
Elle n’est pas au premier plan du manga, et ses statuettes se vendent quand même. Le style rock y est pour beaucoup : le personnage a une allure que les sculpteurs peuvent attraper, ce qui n’est pas donné à tout le monde en uniforme scolaire. Son alter y est aussi pour quelque chose. Un pouvoir sonore se montre mal en statue, alors chaque éditeur doit trouver sa parade, et c’est là qu’on voit qui a compris le personnage.
Le succès de Kyoka suit celui de la série. Depuis 2014, My Hero Academia a fabriqué une classe entière de seconds rôles qui ont chacun leurs fans et leur rayon en boutique. Même hors de ses pages, les créateurs de My Hero Academia et de Kagurabachi se renvoient des illustrations d’un titre à l’autre.
Reste la question du calendrier. Le retour du manga My Hero Academia remet tout le catalogue sous les projecteurs, et je m’attends à voir remonter le prix des éditions limitées. Si vous montez une étagère, prenez la Kyoka d’abord et la figurine de Hawks ensuite. Elles se répondent bien : l’une au sol, l’autre en vol.